Le Figaro

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By: Frederic Martin-Bernard

Date: September 13, 2013

Link:  http://madame.lefigaro.fr/style/chacun-sa-discipline-new-york-130913-484826

À chacun sa discipline à New York

Collections printemps-été 2014 – Lacoste, Ralph Lauren, Y-3, Opening Ceremony, à la fashion week de New York les hommes plébiscitent le sport

Les créateurs, qui ont dévoilé leur mode masculine à Manhattan, s’inspirent quasiment tous du sport et des tenues spécifiques à chaque activité.

Après quatre collections dominées par des modèles féminins, ­Felipe Oliveira Baptista remet la balle au centre du court chez Lacoste. Le fondateur de la maison – principale source d’inspiration du printemps-été 2014 – induit cette évolution, et surtout l’aisance nouvelle du directeur artistique qui s’acquitte de mieux en mieux des codes de la griffe. Plus que jamais dans cette proposition, il est question de tennis, de petit piqué et de maille immaculée comme aux grandes heures de René Lacoste, à la fin des années 1920. Mais sans passéisme ni modèle imposé. Ce dressing masculin est contemporain, futuriste même, avec tous ces jerseys découpés bords francs au laser. Puis contrecollés, superposés, passepoilés autrement qu’à l’aide de traditionnelles coutures. Les contours des vêtements jouent le trompe-l’œil. On déplace des lignes de coupe. Des liserés dessinent des figures géométriques comme la peinture blanche sur terre battue. C’est très structuré et souple à la fois. Un motif d’architecture s’imprime enall over sur des polos et des trenchs dans les tonalités calmes de la saison.

L’inspiration de Patrik Ervell vient de la mer. Davantage du côté des skippers que des marins. Des blousons sont rehaussés de galons piqués au carré comme des renforts de toile spi. Les mailles des sweat-shirts ont la densité des tissus de combinaison de plongée. Des sous-pulls style scuba se glissent sous des liquettes imprimées de vagues. Des parkas, blousons, bermudas comportent des coutures étanches et des détails soudés. La collection balance bien entre ville et sport. Elle retrouve cette force d’Ervell, avant qu’il s’essaye à la mode femme pendant deux ou trois saisons.

Le plein été de Ralph Lauren

New York est bien connue pour ne jamais dormir ni se reposer et, en plein cœur du mois d’août, pile au milieu de cette semaine où quasiment toute l’Europe est en vacances, son designer le plus célèbre dévoilait sa mode homme du printemps-été 2014. Une collection très estivale, variée, colorée qui se la joue plus décontractée que d’habitude et privilégie les silhouettes de plein été en ne cédant pas pour autant au moindre laisser-aller. Les costumes en tweed léger optent pour des chinés moins foncés. Les ensembles veste ou blouson et pantalon se déclinent dans des gabardines et des cuirs aux tonalités claires. Mais le plus nouveau et le plus pointu, c’est sans nul doute tout le thème trekking avec des vêtements taillés dans des tissus robustes, d’autres imprimés de motifs amérindiens ou de rayures sur fond de crépuscules multicolores. Le tout associé à des chaussures de montagne pures et dures.

 

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By: Godfrey Deeny

Date: September 12, 2013

Link:  http://madame.lefigaro.fr/style/chic-sport-120913-478652

 Du chic et du sport

Collections printemps-été 2014 – La Fashion Week new-yorkaise se met au sport… chic

Une touche de raffinement féminin (The Row ou Altuzarra) vient défier l’univers streetwear typiquement new-yorkais (Tommy Hilfiger ou Theyskens’ Theory).

« Mon amour pour la côte Ouest, de Malibu à Melrose», explique Tommy Hilfiger en coulisses, entouré de deux grandes blondes vêtues de Néoprène. Pour un poids lourd des grands magasins comme lui, il est indispensable de se renouveler à chaque saison. Et Hilfiger a le don de travailler un thème en profondeur. Pour son printemps 2014, c’est Surfin’ in The USA, l’idée forte du défilé est une variation autour de la combinaison en Néoprène – que Hilfiger propose dans un cuir très fin qui met en valeur sa gamme maison de coloris. Dans une mise en scène digne d’un grand show parisien, le designer de la Nouvelle-Angleterre déploie son style sexy et sportif dans une brillante sélection facile à porter. Les meilleurs moments : les robes-polos saumon et bordeaux avec sandales Sergent Pepper assorties ; les boléros accrocheurs pour virées nocturnes ; les jupettes ondoyantes turquoise ou canard ; les sacs à dos et pochettes en cuir brillant. Hilfiger va indéniablement imposer sa marque sur la mode du printemps prochain.

The Row dévoile une magnifique collection d’inspiration coloniale, mais tout à fait contemporaine, sans doute l’une des plus subtiles, avec des vestes en organza à fin imprimé, minibrassières et jupes en georgette plissée, voiles de kapok à broderies délicates et caftans en gazar à losanges. Les silhouettes qui ouvrent et ferment le défilé sont fraîches et séduisantes. La plupart des mannequins portent de grands chapeaux, cloches à voilette ou casquettes nouées à grande visière. Backstage, ce n’est pas une surprise de croiser tant de Français : les sœurs ­Olsen ont confié production, platines, casting et coiffure à d’excellents professionnels parisiens (Bureau de Betak, Michel Gaubert, ­Maida Boina et Maxime Valentini avec Odile Gilbert). Et l’esprit du show mais aussi du casting, où figure une Syrienne, Mary-Kate, se résume en deux mots : « diversité urbaine ».

Peu de stylistes font preuve d’autant d’originalité qu’Olivier Theyskens, dont la nouvelle silhouette est un jeu de superpositions pour un été en ville. Le directeur artistique de Theyskens’ Theory réussit l’exploit de présenter un vrai travail de styliste pour une clientèle de mass market. À Paris, il avait ­parfois tendance à trop en faire, mais la contrainte lui imposant des matières premières moins chères lui a semble-t-il ouvert de nouveaux horizons. Cycliste sous un pardessus en organza ; pull d’homme à torsades sur débardeurs semi-transparents en rose et rouge sang : ça balance bien. L’exemple parfait d’un mélange réussi entre crédibilité commerciale et style pointu.

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By: Godfrey Deeny

Date: September 10, 2013

Link:  http://madame.lefigaro.fr/style/printemps-new-york-100913-466374

Un printemps à New York

Défilés printemps-été 2014 – Alexander Wang, Victoria Beckham, Derek Lam, Diane von Furstenberg, Jason Wu, Edun inaugurent la Fashion Week de New York

Manhattan inaugure le calendrier des défilés de prêt-à-porter avec des propositions qui misent, cette fois, davantage sur l’élégance que sur le sportswear.

Wang, Wang, Wang ! Alexander Wang étale son nom tout le long de son défilé, depuis une petite robe noire au bustier imprimé de son patronyme en blanc jusqu’au cache-poussière avec son nom perforé dans le cuir, en passant par de longs gants de chevreau ornés d’un « Wang » au pochoir. Les robes de cocktail sont faites de fines bandes de lettres « Alexander Wang », et les blousons de cuir affichent, eux aussi, le nom du styliste.

Malgré ces excès de vanité, c’est une mode qui produit son effet et intrigue avec, notamment en ouverture, une belle série de chemises d’homme à col romain et à grand dos-nu. Si l’on en croit le créateur, les femmes porteront aussi du très court l’été prochain. Sa robe péplum s’arrête bien 30 cm au-dessus du genou. La grande innovation de Wang est le mariage entre tenue de sport et chic downtown, qu’il réitère ici avec des tuniques évasées ou des blousons en jean à capuche dans un imprimé prince-de-galles très accrocheur. Cette autocélébration est en phase avec l’esprit conquérant de la mégalopole américaine. Néanmoins, la logomania exige une certaine expérience, et ce qui passe pour un Karl Lagerfeld frisant les 80 printemps ne fonctionne pas forcément chez Wang, qui en a à peine 30.

Il habille la First Lady américaine et ses drapés ne manquent pas d’aplomb. Au fil des collections dominées, vendredi dernier, par le sportswear, Jason Wu, avec sa ligne impeccable et ses subtiles références antiques, s’impose comme la meilleure proposition. Quand ses confrères donnent dans une mode agressive, lui propose des vêtements élégants et modernistes, avec par exemple une parka à corset intégré ou un blouson Eisenhower à larges revers. La ligne est sensuelle, sans coller au corps, comme dans ce fourreau à col V avec empiècement de dentelles à la taille. Wu démontre une parfaite maîtrise de la transparence, qu’il distille sur des robes en crêpe gris perle coupées en biais ou une combinaison en soie ivoire.

Architecturée et suggestive mais jamais vulgaire. Dans une palette de beige, céladon, ivoire et vieil or – ce dernier sur le mannequin Karen Elson, qui ouvre le show avec une robe dos-nu divinement coupée –, la collection est un beau manifeste moderne. Pas étonnant que le créateur parle d’un « dialogue entre structure et fluidité ».

Personne ne sait faire vibrer une petite robe commeVictoria Beckham. Ses modèles gris perle à dos-nu avec plissé blanc de coton et ses minirobes ballerine asymétriques et cintrées évoquent une femme fatale en mission. Sans conteste, la créatrice a appris à couper – ses minivestes en organza transparent et ses gilets péplum apportent même une touche de futurisme amazonien. Juste à côté d’Anna Wintour, assise sur les genoux de papa Beckham, la petite Harper était très fière. Maman, avec sa nouvelle coiffure en tresses préraphaélites, a encore fait un hit.

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By: Godfrey Deeny

Date: September 10, 2013

Link:  http://madame.lefigaro.fr/style/parfum-de-renaissance-chez-diane-von-furstenberg-100913-466376

Un printemps à New York

Défilés printemps-été 2014 – Alexander Wang, Victoria Beckham, Derek Lam, Diane von Furstenberg, Jason Wu, Edun inaugurent la Fashion Week de New York

Parfum de renaissance chez Diane von Furstenberg

Quand on parle de sportswear à l’américaine (prêt-à-porter efficace et décontracté), aucun jeune designer ne peut prétendre égaler Derek Lam, dont le dernier show, chic et grand seigneur, est à ce jour sa collection la plus réussie. Pour célébrer le 10e anniversaire de sa marque, il présente des robes longues à grands carreaux, des vestes de pyjama en faille, des robes d’Amish en denim indigo et autres modèles divinement moulants, en crêpe avec écharpe à franges, le tout monté sur de hautes spartiates en cuir mastic. « Sophistiqué mais enjoué », expliquait le créateur à l’issue de sa présentation.

Parfum de renaissance chez Diane von Furstenberg, qui revient à ce qu’elle fait de mieux : habiller une cliente riche et insouciante. La créatrice est peut-être une authentique sang-bleu, mais sa gamme de prix reste très abordable pour une marque aussi réputée. Et ses vêtements affichent toujours un certain standing, comme ici les robes corsets à imprimé losange noir et blanc ou les tuniques Stretch blanc ­cassé. Le défilé « appareille » avec des détails de cordages marins – des bretelles en corde sur une longue robe rouge vif ou sur une tunique en coton Stretch blanc. Mais la matière à l’honneur est un cuir imprimé liège, décliné sur de séduisants ensembles jupe et brassière ou sur une série très réussie de chaussures plates-formes.

Pour le show, plutôt que de défiler, les filles se pavanent gaiement sur des classiques de musique disco. Le tout éclate de couleurs, avec en particulier un bel imprimé exotique, corail ou bleu, que porte elle-même la créatrice, et qui inspire le nom de cette collection « Oasis ». Pour le dernier passage, Naomi ­Campbell apparaît dans une robe courte en noir et or qui fait sensation. Diane von Furstenberg s’abreuve d’applaudissements redoublés et lance moult baisers et signes de la main vers un public plutôt éclectique – où on repère Barbara Walters et le chanteur des Red Hot Chili Peppers, Anthony Kiedis, mais pas Anna Wintour. Il paraît que la reine de la mode, en grande professionnelle, a préféré assister à la finale de l’US Open qui se déroulait au même moment.

La mode adore les premières fois. La sensation de cette saison new-yorkaise est donc Danielle Sherman chezEdun, la marque de Bono, Ali Hewson et LVMH. Très graphique, avec des imprimés ethniques zigzag, des boléros et des sacs en cannage de cuir ou des cache-poussière virevoltants. Sherman, qui a fait ses classes chez Alexander Wang, a le chic pour les superpositions estivales, avec des débardeurs en cuir sur des tuniques en coton et jupes au genou. Accessoirisée par des amulettes et hissée sur des talons à énormes boucles, cette collection a de l’élégance et du punch. C’est une lettre d’intention concise et cohérente pour une marque qui a souffert d’un manque de clarté sur son identité et sa mission. Interrogée à ce sujet, la blonde Sherman répond : « L’ADN d’Edun doit évoluer en permanence, mais il faut garder l’idée de vêtements portables, réels, avec une touche graphique. » On ne saurait mieux dire.

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By: Godfrey Deeny

Date: September 10, 2013

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Victoria Beckham Printemps-été 2014 Prêt-à-porter

Personne ne sait faire vibrer une petite robe comme Victoria Beckham. Ses modèles gris perle à dos-nu avec plissé blanc de coton et ses minirobes ballerine asymétriques et cintrées évoquent une femme fatale en mission. Sans conteste, la créatrice a appris à couper – ses minivestes en organza transparent et ses gilets péplum apportent même une touche de futurisme amazonien. Juste à côté d’Anna Wintour, assise sur les genoux de papa Beckham, la petite Harper était très fière. Maman, avec sa nouvelle coiffure en tresses préraphaélites, a encore fait un hit.